Présentation de la nouvelle machine de découpe à jet d’eau

Cet équipement nouvellement arrivé à l’IMFT a été acquis dans le cadre d’un achat mutualisé concernant 5 laboratoires (IMFT, LGC, CIRIMAT, OMP, IRAP) ; ils ont monté ensemble un projet appelé Mécamip financé par des fonds européens à hauteur de 750 K€. L’objectif était de remplacer des machines obsolètes et d’acquérir des dispositifs porteurs de technologies innovantes. Le centre de découpe jet d’eau coûte 140 k€ dont 20 K€ ont été financés par l’IMFT, qui a aussi investi 10 K€ au titre de l’installation et de la formation.

Ce dispositif, acheté auprès d’une entreprise française de Bar-le-Duc, est le seul de ce type sur la place toulousaine, utilisé dans le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Il est mis au service des autres laboratoires membres du projet Mécamip. En revanche, seuls les trois personnels de l’atelier de fabrication, ainsi que Rudy Soeparno de GEMP, sont habilités à l’utiliser, suite à une formation.

Ce dispositif permet la découpe à froid de nombreux matériaux (plastique, verre, aluminium, acier inox, métaux ferreux et non ferreux, bois, cuir, caoutchouc…) dans des épaisseurs de 1 mm à 40 mm ; il va faciliter l’usinage des pièces produites par l’atelier et le travail sur plaques. Pour autant les outils traditionnels (fraiseuses, scies…) ne seront pas mis au rebus puisqu’ils seront utilisés en complément pour les finitions notamment.
La machine est équipée d’une tête 3 axes, évolutive avec une tête 5 axes, ce qui permet d’obtenir des pièces très diverses.

La machine se compose de différents éléments qui sont :
  une pompe hydraulique et électrique produisant un jet d’eau à 4000 bars de pression et atteignant 3600 km/h à la sortie de la buse !
  une trémie contenant l’abrasif servant pour la découpe, aspiré par le jet d’eau par effet Venturi : il s’agit d’une silice australienne
  le pupitre permettant de commander l’ensemble, sur lequel est installé Lantec, un logiciel de DAO (dessin assisté par ordinateur).
Outre ces éléments, signalons aussi un filtre à bande permettant d’épurer l’eau avant rejet pour éviter les pollutions, et le recours à un adoucisseur pour protéger le saphir de la buse.

Côté sécurité, elle est équipée de barrières immatérielles. Une maintenance est prévue toutes les 600 heures et la machine est connectée sur le réseau.

A chacun maintenant de déployer son inventivité scientifique pour tester les prouesses de cette nouvelle machine à jet, en outre capable de graver en basse pression. Le service communication est déjà preneur de cette application en vue du centenaire de l’IMFT.

pompe haute pression
Tête de découpe
Réalisations 3 axes
realisations 5 axes