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Thèse Pierre Horgue

26 mars 2012


Modélisation multi-échelle d’un écoulement
gaz-liquide dans un lit fixe de particules

Thèse Pierre Horgue

Doctorant dans le groupe GEMP

Lundi 2 avril - Amphithéâtre Nougaro à 14 h 00

Résumé :

On s’intéresse dans ce travail à la modélisation d’un écoulement diphasique gaz-liquide co-courant descendant dans les réacteurs à lit fixe de particules, procédé largement utilisé dans le domaine industriel. En raison de la complexité de l’écoulement, induite par les nombreuses configurations multiphasiques pouvant coexister au sein du lit, les modèles développés directement à l’échelle du réacteur sont généralement issus d’approches semi-empiriques, en considérant l’écoulement homogène. Or, il a été observé que des hétérogénéités locales, géométrique et hydrodynamique, telle qu’une mal-distribution de la phase liquide, entrainaient une diminution du taux de réaction et conduisait les modèles existants à surestimer la productivité d’un réacteur. La nécessité de prendre en compte les phénomènes microscopiques dans un modèle macroscopique à l’échelle du réacteur rend l’utilisation d’approches multi-échelles indispensable. L’écoulement étant cependant d’une nature complexe, le changement d’échelle ne peut se faire de façon directe et nécessite donc la mise en place d’outils de modélisation adaptés à une échelle intermédiaire.

Dans une première étape, la méthode de simulation numérique directe ``Volume-Of-Fluid’’ (VOF) est validée dans le cas d’un film ruisselant dans un tube capillaire. Cette méthode est ensuite utilisée, à l’échelle microscopique, afin de proposer et de valider des relations de fermeture pour un modèle de type ``réseau de pores’’ pouvant être utilisé à une échelle intermédiaire, celle du Volume Elémentaire Représentatif. Ce changement d’échelle est tout d’abord effectué dans le cas d’un lit fixe en deux dimensions, c’est-à-dire un empilement de cylindres entre deux plaques. Cette configuration permet la mise en place d’un dispositif expérimental qui, couplé à des simulations VOF 2D à plus grande échelle, valide l’approche de type « réseau de pores » adoptée.
Le modèle réseau est ensuite étendu au cas d’un lit fixe réel, c’est-à-dire en trois dimensions, dont la géométrie est obtenue par micro-tomographie. Les lois de comportement locales sont redéfinies à l’aide de simulations numériques directes à l’échelle microscopique. Les résultats provenant de simulations de type « réseaux de pore » sont ensuite confrontés, dans le cas d’une répartition homogène des phases, aux modèles 1D habituellement utilisés pour les écoulements diphasiques en lit fixe. Enfin, une campagne expérimentale est menée afin d’observer, par imagerie scanner, l’étalement d’un jet de liquide sur un empilement de grains. Une comparaison qualitative est ensuite effectuée entre les observations expérimentales et les simulations numériques réseaux dans le cas spécifique de l’étalement d’un jet de liquide.

Etablissement : INP Toulouse