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Historique

11 mai 2009

L’IMFT, c’est une longue histoire indissociable de l’essor technologique de Midi-Pyrénées. Elle a commencé en 1913 avec l’aménagement hydroélectrique des Pyrénées et le développement de l’industrie aéronautique. Les premières recherches en hydraulique ont été entreprises à l’Institut d’Electrotechnique et de Mécanique Appliquée, situé sur l’actuel site de l’ENSEEIHT. A cette époque, Charles CAMICHEL se faisait remarquer par ses études sur les surpressions et « coups de bélier » dans les conduites forcées.

C’est en 1920 que le Laboratoire de Recherches Hydrauliques a été créé près de la chaussée de Banlève, dans l’île du Ramier entre les deux bras de la Garonne. C’est le début des études sur modèles réduits. En 1925, il n’existait toujours pas de bâtiment mais six personnes y travaillaient. C’est à cette époque que fut construit le Grand Canal rectiligne de 4 mètres de profondeur qui relie les deux bras du fleuve.
En 1936, la vocation du laboratoire dans le domaine de l’aéronautique a commencé à s’affirmer avec la construction de la Grande Soufflerie. Elle était construite à l’air libre et n’a été recouverte qu’en 1938. Elle fait partie maintenant du Patrimoine National des Monuments Historiques.

La Grande Soufflerie de Banlève

Dans les années 50, le développement des recherches en hydraulique a stimulé la création de nouvelles filières d’enseignement et en particulier les formations de 3e cycle préparant les élèves ingénieurs à la recherche.Jusqu’au début des années 70, l’hydraulique est restée le principal champs d’investigation du laboratoire. Mais c’est durant cette décennie que le laboratoire a ouvert des thématiques nouvelles telles que la modélisation de la turbulence et des transferts en milieux poreux. C’est à cette époque que l’instrumentation électronique a permis d’explorer des phénomènes jusque là hors de portée, consolidant la vocation expérimentale du laboratoire. C’est aussi à cette époque que l’arrivée des premiers ordinateurs a fait naître sa vocation pour la simulation numérique des écoulements. En 1965, l’IMFT est devenu le cinquième laboratoire associé au CNRS.

Au cours des années 80, ont émergé progressivement des thématiques nouvelles, telles que la modélisation des écoulements diphasiques et la combustion. L’histoire de l’IMFT a été marquée par deux personnalités scientifiques de premier plan : son fondateur, le Professeur Charles CAMICHEL, ancien élève de l’Ecole Polytechnique, élu en 1936 à l’Académie des Sciences, et le Professeur Léopold ESCANDE, élu en 1954 à l’Académie des Sciences, fondateur de l’Institut National Polytechnique de Toulouse.

Charles Camichel et Léopold Escande



Rétrospective 100 ans de recherche :

A l’occasion du centenaire, un livre a été publié : Ce livre retrace l’histoire de l’IMFT depuis la création par Charles Camichel, en1913, d’un laboratoire d’Hydraulique au sein du nouvel Institut électrotechnique de Toulouse. Il s’agit alors pour l’université et la municipalité de développer conjointement recherche, formation et développement économique, autour de l’industrie naissante de l’hydroélectricité. Ce contexte permet à Camichel d’initier de remarquables travaux de mécanique des fluides, notamment sur les tourbillons. Une nouvelle page s’ouvre en 1930 avec la création d’un Institut de Mécanique des Fluides, par le ministère de l’Air, et la construction d’une soufflerie aérodynamique.

Dans l’après-guerre et jusqu’aux années 1960, sous la direction de Léopold Escande, l’hydraulique domine l’activité du laboratoire et fait sar éputation. En 1966, l’IMFT devient laboratoire associé au CNRS. Une nouvelle génération de chercheurs émerge, les thématiques et les partenariats industriels et académiques se diversifient, le questionnement scientifique s’approfondit, le rayonnement international s’affirme.

Dans les années 2000, l’IMFT, qui compte plus de 200 personnes, poursuit le mouvement notamment vers l’écologie, les énergies renouvelables et la mécanique du vivant, toujours fortement lié aux départements d’enseignement. Cette histoire est aussi celle de son siècle. On y voit une science ancienne ouvrir sans cesse de nouveaux horizons à la curiosité, au désir de comprendre et d’inventer ; on y voit un grand laboratoire aux prises avec les enjeux de la science et de la société deson temps. Au-delà du pittoresque, cette histoire peut aider à nous situer dans le monde d’aujourd’hui et à imaginer celui de demain.

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