Partenaires

CNRS INPT UPS



Rechercher

Sur ce site


Accueil > Publications du laboratoire > Thèses et HDR > Thèses et HDR 2018 > De la mécanique des fluides à l’écohydraulique

De la mécanique des fluides à l’écohydraulique

4 décembre

« De la mécanique des fluides à l’écohydraulique »

Soutenance Ludovic Cassan - Habilitation à Diriger des Recherche

Mardi 4 décembre à 14 h 00 - Amphithéâtre Nougaro

Ce travail vise a présenté les apports de la mécanique des fluides à l’écohydraulique à partir d’exemples de recherches effectuées au sein de l’Institut de Mécanique des fluides de Toulouse et du pôle écohydraulique (AFB/IMFT). En effet, l’un des enjeux majeurs sur les cours d’eau européens est d’améliorer la continuité écologique fortement perturbée par la fragmentation des habitats induite par les barrages, tout en prenant en compte le développement de l’hydroélectricité, moyen de production d’énergie renouvelable.

Des méthodologies expérimentales, numériques et théoriques ont été développées pour l’étude de ces écoulements à surface libre et forte pente. On a veillé aussi à s’assurer des possibles transferts vers l’ingénierie environnementale qui nécessite des connaissances de plus en plus approfondies.

Un premier axe applicatif consiste en l’étude des ouvrages de régulations en canaux pour mieux connaitre les débits dans les réseaux artificiels et naturels pour assurer leur bon fonctionnement écologique. D’autre part, ces ouvrages constituent un obstacle à la libre circulation des espèces et notamment des civelles dans les réseaux de marais de la façade atlantique.
L’étude fine des écoulements sous vanne a permis d’envisager la modélisation de l’ensemble d’un réseau afin de satisfaire les contraintes de continuité écologique.

La deuxième partie des travaux se focalise sur les écoulements à fortes pentes en présence de macro-rugosités, avec comme application, le dimensionnement des passes à poissons naturelles. La connaissance des propriétés moyennes et turbulentes de l’écoulement donne aussi des informations sur la capacité de poissons à pouvoir franchir ces ouvrages.

Enfin, l’étude des macrorugosités a conduit à proposer des modèles de frottements de parois spécifiques au cas de crue, de végétation ou de ruissellement. En effet ces écoulements présentent un faible rapport obstacle/hauteur d’eau. La validité de ces modèles a été démontrée sur un grand nombre de résultats de la littérature. L’implémentation des résultats dans des modèles hydrauliques a commencé afin de développer des outils spécifiques pour l’habitat piscicole et les forts débits.

Jury

  • Robert Mosé , Professeur d’Université , Univ. Strasbourg
  • Laurent David , Professeur d’Université , Univ. Poitiers
  • Nicolas Rivière , Professeur d’Université , INSA Lyon
  • Gilles Belaud , Professeur d’Université , Montpellier Supagro
  • Pierre Sagnes , Chef du pôle écohydraulique , AFB
  • Denis Dartus , Professeur d’Université , Toulouse INP

Dans la même rubrique :